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vendredi 27 janvier 2012

People are strange/album Strange days

Cet air entrainant est une fausse déclaration d'aliénation et la chanson marche aussi bien justement à cause du mélange bizarre que forme l'imagerie blafarde de Morrison-visages torturés,rues défoncées,mauvaises femmes-et la musique exubérante surtout pour la partie de piano de Ray Manzareck.Les paroles de la chanson auront peut-être frappés certains auditeurs par la profonde dépression qu'elles exprimaient mais si le désespoir de Morrison était sincére,cette chanson est symptomatique des efforts que faisait Jim pour combattre la dépression,en s'aidant de son humour à la causticité toute personnelle.
Quand le groupe recommence a enregistrer a Sunset Sound,il semble que Morrison,le parolier,traversait des moments difficiles.Ses meilleures chansons provenaient toujours de ses carnets de notes deVenice,vieux de 2 ans et alors que le groupe s'envolait vers le succés,il réalisa qu'il allait lui falloir continuer a produire des titres.S'il avait jamais eu des doutes au sujet de son inspiration,ces doutes furent balayés quand il composa 'People are strange' dans un éclair de génie alors que le groupe disposait d'un jour de repos en ce mois d'août.

Robby krieger eut la surprise de voir Morrison se pointer a la porte de la maison de location qu'il partageait avec John Densmore sur Lookout Mountain Drive,à Laurel Canyon.A cette époque les membres du groupe passaient tellement de temps ensemble pour la musique qu'ils ne se voyaient pas tellement en dehors.Krieger fut encore plus surpris quand Morrison agité et déprimé confia ouvertement ses doutes au sujet du succés du groupe."Il ne pensait pas que ça valait le coup de continuer et que sa vie était exécrable"se souvient Krieger.On a passé la nuit a discuter pour le convaincre de ne pas se suicider(ce n'était pas la premiére fois)et soudain au petit matin il a dit:'Je vais aller me promener en haut de la colline'".
Les rues étroites et tortueuses de ce quartier de Hollywood Hills n'étaient pas vraiment propices a la marche a pied,n'ayant pas de trottoirs.Jim a marché jusqu'a Appian Way,en haut de la colline,d'ou par beau temps on a des points de vue panoramiques magnifiques sur Los angeles.
A peu de distance de là Jim trouva un endroit confortable pour s'asseoir et le paysage qui s'étalait devant lui.Il parvint a oublier ses idées noires et le calme l'envahit-suivi de l'inspiration.Un peu plus tard,Morrison revint a la maison,heureux cette fois"Je l'ai rarement vu de meilleure humeur"raconte Krieger"Il m'a dit: ' Mon vieux l'inspiration est revenue.Tu aurais du voir comme c'était beau la-haut et j'ai écrit une chanson en descendant la colline.'"

mardi 24 janvier 2012

Moonlight drive/album Strange days

L'inspiration de cette chanson était venue a Jim pendant qu'il remplissait ses carnets de notes au cours de l'été 1965.Tout ce que Morrison avait eu comme formation musicale,ce n'était quelques leçons de piano mais les mots lui venaient parfois clairement sous forme de chansons plutôt que de poémes.S'il se concentrait bien,il pouvait entendre tout les arrangements musicaux-comme un concert dans sa tête."Pour moi une chanson commence avec sa musique,un son ou un rythme d'abord;puis j'invente les mots aussi vite que possible,pour essayer de retenir la spontaneité,jusqu'a ce que la musique et les paroles m'arrivent presque simultanément"déclarait-il en 1969.
La premiére chanson construite de cette maniére,fut 'Moonlight drive'.Sur sa terrasse de Venice avec une vue sur la plage,sur les vagues et la lune devant lui,avec le brouhaha de la rue en contrebas,Morrison créa cette merveilleuse évocation d'une invitation à un bain de minuit-nager au clair de la lune-qui se termine mystérieusement soit en romance aquatique,soit en pacte suicidaire,selon les avis.
La chanson a joué également un rôle important dans le fait d'amener Densmore et Krieger dans le groupe.Ce sont les paroles de 'Moonlight drive' ainsi que celles de 'Soul kitchen' qui ont convaincu Densmore lors de l'une des premiéres répétitions de s'engager aux côtés de Ray et Jim.Lors de la premiére répétition de Robby avec le groupe c'est en jouant 'Moonlight drive' que les membres du groupe ont réalisé qu'une alchimie incroyable se dégageait et qu'ils venaient de créer un son vraiment unique.
"Robby nous a rejoint avec sa guitare et son bottleneck"se souvient Ray en 1972."La premiére chanson que nous ayons chantée en tant que groupe c'était 'Moonlight drive' parce qu'il n'y avait pas trop d'accords différents et aprés l'avoir joué,j'ai dit"C'est tout a fait ça.C'est la meilleure expérience musicale de ma vie".
Une version de 'Moonlight drive' avait été enregistrée pour la premiére bande démo du groupe et la chanson figurait toujours dans leurs programmes live.Elle allait figurer sur le premier album et c'était la premiére piste que les Doors ont travaillé au cours de ces répétitions.Mais sans doute étaient-ils nerveuxet mal a l'aise ce premier jour en studio,l'enregistrement ne les a pas satisfaits.
Ils ont mis la chanson au placard et l'ont retravaillée pour les sessions de travail de Strange days.Elle avait une structure élémentaire de blues mais le goût du groupe pour les arrangements originaux l'a transformée en un materiau beaucoup plus convaincant.Elle commence par un riff enlevé de Ray au piano,alors que Densmore donne un rythme martial à la batterie(en mettant a profit son passage dans la fanfare du lycée)et que Robby crée des figures presque comiques a la guitare.
Morrison chante avec calme et précision,une petite touche rocailleuse parvenant juste a pointer dans son registre puissant de baryton.Alors qu'ils entament le deuxieme couplet les choses deviennent un peu folles et s'accélerent-la promenade devient sauvage.Arrivé au dernier couplet le groupe est remonté a bloc et Morrison nous invite en hurlant à grimper sur la lune et a plonger dans l'océan.
Dans les versions live Ray et Jim enchainaient souvent sur des passages intermédiaires vocaux aux relents de blues et la section finale"down,down,down"se transformait  alors en improvisation prolongée.Au cours d'une performance incluse sur la version Alive she cried de 1983 Morrison a même intégré 'Horse latitudes' dans cette section.
Tout au long de leur carriére de groupe ils continueront a s'amuser en jouant 'Moonlight drive'.Bill Siddons se souvient l'avoir entendue lors d'une séance de répétition des Doors pour L.A woman."C'était l'anniversaire de ma femme.Elle adorait 'Moonlight drive'.Quand elle est arrivée au bureau Jim a lancé 'Eh,chérie,entre donc,on a quelque chose pour toi'.Elle est entrée Jim s'est avancé au micro et ils ont joué 'Moonlight drive' rien que pour elle."


samedi 21 janvier 2012

Horse latitudes/album Strange days

Cette chanson-poéme s'inspire de l'illustration d'un livre de poche montrant des chevaux sur un galion espagnol en train d'être jetés par dessus bord.
"La chanson s'appelle 'Horse latitude' parce qu'elle parle de la zone des calmes équatoriaux" explique Morrison en 1967 "dans laquelle les bateaux venant d'Espagne se retrouvaient coincés sans pouvoir avancer.Pour alléger le vaisseau ils devaient jeter par dessus bord les choses superflues.La principale cargaison destinée au Nouveau Monde était des chevaux de labour.Cette chanson parle du moment ou le cheval est dans les airs.J'imagine que ça a du être dur de  faire passer par dessus le bastingage.En s'approchant du bord,ils ont du commencer a se rebiffer et donner des coups de sabots.Les hommes aussi ont du trouver ce spectacle horrible.C'est vrai que les chevaux arrivent a nager pendant un certain temps mais au bout d'un moment,ils s'épuisent et ...ils coulent lentement à pic."
Ce n'est pas la premiere fois que Morrison utilise l'image du cheval dans un poéme."En classe de premiére ou terminale j'ai écrit un poéme intitulé "The pony express" raconte-t-il en 1969 à Jerry Hopkins de Rolling Stone. "C'est le premier poéme dont je me souviens.U n poéme empruntant au style de la ballade.Je ne suis jamais arriver a le terminer.J'ai toujours su que je voulais écrire,mais je pensais que ça ne servait a rien si ma main n'arrivait pas en quelque sorte à s'emparer elle-même du stylo et à écrire sans que j'intervienne dans ce processus.Mais ça n'est jamais arrivé."
Les Doors décident de donner à 'Horse latitutes' un traitement spécial au cours de l'enregisterment de la chanson pour Strange days.La base sonore de la musique-un vent assourdissant-a été créée dans la cabine du studio en fesant tourner a la main et a diverses vitesses une bande contenant des sons blancs.Afin de créer un accompagement à la frénésie appropriée,des effets bizarres de percussion furent ajoutées,comme des bruits de bouteilles jetées dans une poubelle.Pour ajouter un contrepoint dissonant a l'intonation effrayante de Jim,un piano fut ouvert et ses cordes frapées de l'intérieur.
"On les a grattées,pinçées,frappées avec des baguettes et on leur a mis un écho"expliqua Ray a Paul Lawrence dans une interview pour Audio en 1983.Si vous frappez la corde une fois,l'écho se répéte a l'infini et ça donne l'impression d'une foule de musiciens en train de jouer.Je crois bien que tout le monde a mis la main dans le piano a un moment ou a un autre.C'était marrant."
Pour obtenir des effets sonores supplémentaires le groupe fit appel a l'expert du Moog,Paul Beaver.
La chanson était néamoins trés efficace en concert live et devient un des moments les plus glacials dans leur programme."J'ai entendu 'Horse latitudes' pendant l'un des premiers numéros au Hullabaloo",se souvient le parolier/producteur Kim Fowley "et je me suis dit que Jim Morrison était la plus grande personnalité blanche du rock 'n' roll."
C'est également aprés avoir chanté 'Horse latitudes' lors d'une de leurs premieres apparitions à San francisco que les fondations de la relation des Doors avec leur futur manager,Bill Siddons,furent posées."Ce n'est pas leur musique qui m'a empoigné-ce sont les mots de Jim.J'étais venu de L.A avec eux pour les aider a porter les amplis,non pas parce que j'étais un fan mais parce que je voulais partir pour le week-end.Puis j'ai entendu 'Horse latitudes'.C'est a ce moment la que je me suis dit 'Merde!'. La musique dépassait tout ce que je pouvais imaginer.J'étais pétrifié.Si cette chanson arrive encore a vous donner des frissons apres toutes ces années,c'est parce que Jim pensait vraiment chaque mot qu'il chantait".


jeudi 19 janvier 2012

Unhappy girl/album Strange days

Quand les Doors enregistrent 'Unhappy girl' pour Strange days la chanson fait triompher le caractére atmosphérique du studio.Cette atmosphére est en partie créée par les parties plaintives trés denses de Robby,mais surtout par la partie de piano de Ray,qu'il joue a l'envers."La partie de piano a l'envers.J'ai eu un mal de chien a l'écrire"dit il a Peter Formatale dans une interview de 1981 pour Musician"J'ai écrit toute la chanson a l'envers.Ils jouaient le morceau et la bande m'arrivait inversée dans les oreilles.Mais le rythme était la.Je commençais a lire en partant en bas a droite de la portée,au lieu de commencer en haut a gauche et je lisais a l'envers au fur et a mesure que je jouais".
Quand Ray a fini de jouer et quand la bande est repassée dans le bon sens,le piano posséde une qualité inquiétante de musique jouée a rebours et la partie de piano s'intégre parfaitement à la chanson.
Le producteur Paul Rothchild pensait que l'utilisation de techniques de ce genre pouvait conduire Strange Days au meme succés que Sgt Pepper."On était convaincus que l'album serait bien meilleur que tout ce qu'avaient fait les Beatles"déclare t-il à Blair Jackson dans BAM "C'était un album bourré a craquer d'ingéniosité,de créativité,d'exellentes chansons,de trés bons musiciens,d'une voix fantastique.Mais le disque n'a pas tenu ses promesses.Bien sur il a été tout de suite disque de platine mais il n'a jamais reussi a convainvre comme il aurait du le faire,comme l'a fait le premier album ni comme le ferait le disque suivant".
Malgré l'ingéniosité dont ils ont fait preuve et une qualité vocale fabuleuse de la part de Jim,cette chanson n'a pas duré.Le message de 'Break on through' était repris en gros et adouci pour devenir de gentils mots d'encouragement exprimés par un amoureux.
En écoutant la chanson Bill Siddons déclare aujourd'hui qu'il ne peut pas s'empêcher de penser que les paroles réflétaient la situation dans laquelle Morrison se trouvait en 1967."Il a fini par abandonner la musique parce qu'il est devenu une victime de sa propre création.Il s'est retrouvé soudain sans la liberté qu'il recherchait dans la musique.Comme la personne qu'il décrit dans 'Unhappy girl' il s'est construit sa propre prison.Cette prison il l'a créée en étant tellement scandaleux que tout le monde disait 'Ce mec il est super'.Il savait qu'il ne pourrait pas se suicider et il n'en avait aucune envie non plus.Mais ce que les autres attendaient de lui est devenu une prison."

mardi 17 janvier 2012

Love me two times/album Strange days

Les Doors s'etaient vu censurer le mot "high"(planer) dans 'Break on through' et fuck(baiser) dans the end mais c'est la chanson relativement innocente de Robby Krieger,'Love me two times' qui prit la vraie mesure de la notoriété du groupe en devenant leur premier 45 tours "interdit".
La carriére de parolier de Krieger démarrait prodigieusemnt: 'Light my fire' ètait sa premiére chanson et 'Love me two times' sa deuxiéme.L'idée de 'Love me two times' lui vint en pensant a des amoureux qui sont séparés par des forces qu'ils ne peuvent pas contrôler.Il pensa a des soldats passant une nuit amoureuse en compagnie de leur amante avant de s'embarquer pour le Vietnam.C'était aussi ce que vivaient les Doors quand ils étaient en tournée et qu'ils n'avaient droit qu'a une nuit d'amour avant de reprendre la route.
Pour les plus jeunes des fans,qui étaient tombés amorueux de 'Light my fire' et adoraient Jim en pantalon de cuir,'Love me two times'convenait tout a fait,et le disque se vendit rapidement.Mais sur certaines stations de radio,le fait de compter le mot "love" dans le titre faisait ressortir de maniére un peu trop évidente le fait que cet amour était disons de nature physique et non spirituelle.Le disque fut donc qualifié d'obscéne.Il leur devint de plus en plus dur de rétorquer que leur amour était innocent quand ,le 9 décembre 1967,à la New Haven Arena,Jim Morrison fut le premier chanteur de rock à être arêté sur scéne au cours d'un concert.
Quelques semaines aprés le concert,les inculpations de résistance et d'attentat a la pudeur ne sont pas retenues contre lui et il écope seulement d'une amende de 25 dollars pour avoir enfreint l'ordre public.Rien de bien catstrophique.Par contre sur beaucoup de stations de radio peu désireuses de prendre des risques et de déplaire a leurs sponsors,les charmes de 'Love me two times' de Robby ne peuvent effacer l'image ternie du groupe apres le fiasco de New Haven.
On leur avait appliqué toutes sortes d'adjectifs auparavant : sombres,blafards,sexy et étranges.Désormais ils s'engagaient sur le chemin qui allait leur apporter le status du groupe le plus détesté d'Amérique.Pour les citoyens gardiens de la morale,la partie"going away"(s'en aller)de 'Love me two times' résumait leur voeu le plus cher.


dimanche 15 janvier 2012

You're lost little girl/album Strange days

Parmi les fans des Doors peu d'entre eux soupçonnaient que l'auteur de la chanson,loin d'être l'attirant chanteur,était en faite le guitariste Robby Krieger-une situation que masquait la décision du groupe d'attribuer les crédits des chansons collectivement aux Doors,et de répartir équitablement les royalties.

Personne ne soupçonnait également qu'a l'époque le groupe s'était demandé à moitié en blaguant si un crooner de la stature de Frank Sinatra acépterait de chanter ce morceau.La mélodie tendre et dure à la fois semblait parfaite pour ce bon vieux 'Ol'Blue eyes'.John Densmore déclara par la suite que la chanson aurait été une superbe sérénade pour l'enfantine Mia Farrow,briévement mariée à Frank Sinatra.Le rapport Doors-Sinatra n'était pas si absurde que ça-sur sa premiere biographie de presse,Jim listait son nom et celui d'Elvis Presley comme ses chanteurs favoris.

Quelques moralistes pouvaient être choqué d'apprendre comment JimMorrison a obtenu la sonorité tranquille et rêveuse quand il chante 'You're lost little girl'.
Paul Rothchild insistai pour que Jim ne force pas trop sur le chant.Il pensait que pour bien passer la chanson devait être chanter par Jim pour que sa voix soit trés relaxée.Pour rigoler,il suggéra de louer les services d'une prostituée pour accompagner Jim dans la cabine de chant et lui faire une fellation pendant quil chantait.
Pamela Courson l'amie de Jim,quand ils n'étaient pas fâchés,entendit la conversation et protesta vigoureusement que c'était son travail.Elle rejoignit Jim dans la cabine,on baissa l'éclairage et la bande se mit a tourner.Jim commença a chanter puis s'arrêta.Les seuls sons provenant de la cabine étaient des bruits de vêtements.On coupa les micros et on laissa le couple seul pendant un moment.Une prise ultérieure aboutit a l'album-apparemment sans nécessiter l'aide d'une fermeture éclair.Le son était juste ce qu'il fallait-le genre de résonance sereine que Rothchild recherchait.
En fait quoi que fasse Jim dans le studio ou le groupe autour de lui,le sex-appeal du chanteur passait par les hauts parleurs pour atteindre les fans au coeur battant,en adoration devant le plus grand chanteur de rock n'roll a leur yeux.Celui-ci commençait deja a se fatiguer d'être une célébrité de premier plan sans pouvoir pour autant y échapper.Cette adulation le dégoutait,d'autant qu'il sentait un sentiment de dédain a son égard se faire jour parmi ses contemproains de Sunset Strip.
"Je me suis souvent demandé si la beauté de Morrison ne l'a pas finalement desservi"se demande Chris Darrow."A cette époque il n'y avait personne d'autre qui possédait autant de sex-appeal et cela lui a valut  un public tout a fait différent.Regardez Buffalo Springfield,les Byrds,Iron Butterfly ou le groupe auquel j'appartenais,Kaleidoscope.On était juste des mecs normaux qui jouaient sur scéne dans des groupes.On n'avait rien de spécial a offrir.On savait que les Doors fesaient de la musique intéressante,mais je dois dire que chez les musiciens on était surtout envieux de la belle gueule de Morrison".




vendredi 13 janvier 2012

The end/album The Doors

Cette oeuvre phénoménale mélange de sons enchanteurs,images glaçantes et furie oedipale,commença sous une forme bien moins imposante : l'au revoir d'un amoureux chanté sur fond d'accords à la beauté hypnotique.Mais Ray,Robby et John avaient un talent pour l'improvisation libre et,pendant les longues soirées au Whisky a Go Go de l'été 1966, 'The end' est devenue une des chansons qu'ils développaient dans toutes sortes de directions musicales.

Tout le monde au Sunset Strip commençait a avoir entendu parler des spectacles libérés et incroyablement intéressants des Doors au Whisky et ce sont ces rumeurs,ajoutées aux invitations du responsable des spectacles du Whisky,Ronnie Haran,qui ont persuadé Jac Holzman,d'Elektra,de venir écouter le groupe.Il n'a pas été séduit immédiatement.
"Au début je ne les aimais pas"expliqua t-il plus tard" Mais j'étais attiré.J'y suis retourné quatre soirs de suite et puis le leur ai parlé et je leur ai dit que je voulais les enregistrer."
Avant de finaliser le contrat,Holzman a demandé au producteur en chef d'Elektra,Paul Rothchild, de venir voir un spectacle au Whisky.Rothchild a relaté son expérience a Blair Jackson pour le magazine BAM"Je me suis dit 'ces types sont nuls'.Le soir ou je les ai vus,c'était un concert vraiment nul.Mais bien qu'ils étaient mauvais,je voyais bien qu'ils étaient différents de tout ce que j'avais entendu avant.Ils étaient totalement uniques.En général,cela signifie que l'artiste est vraiment mauvais ou au bord du génie.J'étais intrigué,alors j'ai décidé de rester pour un second concert.Et bien ils étaient encore un peu crus mais ils étaient formidables.J'ai entendu 'The end,Light my fire,Twentieth century fox,Break on through et quelques autres et j'étais convaincu."
Un contrat a vite été rédigé.Et deux jours aprés la signature du contrat avec Elektra,les Doors donnaient un autre concert au Whisky:le premier grand concert du groupe sous un nouveau label.Morrison n'arrivait pas.Manzarek et Densmore ont paniqué et sont partis pour la résidence de Morrison, le Motel Alta Cienega,un asile de nuit sur le boulevard La Cienega.
Au début ils pensaient que Morrison n'etait pas dans sa chambre mais ils ont entendu du bruit et ils lui ont ordonné d'ouvrir la porte.On dit que Jim est venu a la porte et a accueilli ses amis avec trois mots:"Ten thousand mikes" qui voulait dire qu'il avait pris dix mille microgrammes de LSD,environ 4O fois la dose moyenne.Manzarek et Densmore ont aidé leur chanteur a s'habiller,ce qui n'était pas si facile que ça.Il chantait et il marmonnait et il pouvait à peine communiquer.Enfin,ils ont reussi a le trainer dans la voiture et ils sont repartis au Whisky.Ce soir là,Morrison a eu du mal a donner le concert mais quand le groupe a entamer 'The end',Morrison s'est trouvé tout a coup complétement en harmonie avec la musique et il a commencé a donner une des interprétations les plus fascinantes de sa carriére.
Quand il est arrivé a la section du milieu,Morrison a déclamé pour la premiére fois le drame oedipal concis et effrayant qui allait devenir le sceau de cette chanson.Le public du Whisky,presque silencieux,avait les yeux rivés sur la scéne alors que  Morrison entamait son crescendo.
Paul Body,avide fan de rock,venait juste de sortir du lycée.Il avait écouté les Doors au Whisky tout l'été et il était la ce soir la."Quand Morrison a dit 'Pére?Oui,fils.Je veux te tuer.Mére?Je veux te...baiser!',mon copain et moi,on s'est regardé et on s'est demandé 'tu as entendu la même chose que moi?".Body se souvient que le public ne savait pas quoi penser."Beaucoup de gens n'arrivaient pas a croire qu'il l'avait vraiment dit et d'autres essayaient de faire comme s'il n'y avait rien de special.Les teenyboppers avaient disparu.Dylan était au hit-parade et je pense que certains se disaient que l'étape suivante,logiquement,c'était'Mére,je veux te baiser.''
Elmer Valentine,le propriétaire du Whisky,n'était pas sensible à cette sorte de logique et se depecha de renvoyer les Doors a la fin du concert.
Morrison avait créer la section oedipale de 'The end' sur scéne ce soir la mais on sait qu'il etait deja fasciné par le mythe d'Oedipe(qui ,sans le savoir,tua son pére,se maria avec sa mére puis se creva les yeux en expiation).Durant l'été 1965,Judy Raphael faisait des études de cinéma à UCLA et connaissait Ray Manzarek.Un soir elle essayait de finir une dissertation quand Ray,Jim et John Debella,un ami d'UCLA,sont venus la voir.
"Ils avaient tous bu au Lucky U et Jim s'était shooté avec le médicament asthmatique de quelqu'un.Le sujet de ma dissertation,c'était l'histoire des films documentaires et Jim n'arrêtait pas de dire 'Je pense que ca devrait être sur Oedipe...tuer le pére,baiser la mére'.Il a continué comme ça jusqu'a ce que je les force a l'emmener.Je n'ai pas fini la dissertation et il a fallu que je redouble l'année."
Apres le spectacle du Whisky,les Doors ont continuer a jouer 'The end' avec la section oedipale et au moment de l'enregistrement de la chanson pour le premier album,elle avait conservée toute sa capacité a choquer et transporter ceux qui l'entendaient.
Mais Morrison qui état arrivé aux premiéres séances d'enregistrement de 'The end' bourré d'un mélange déconcertant de LSD et d'alcool,ne pouvait pas se concentrer suffisament pour chanter les paroles correctement.
"On ne pouvait pas y arriver"expliqua Rothchild a Crawdaddy en 1967"Jim n'y arrivait pas.Il voulait désespérement y arriver.Tout son corps criait 'Tuer le pére,baiser la mére!'.Affectivement il était trés remué."
Mais le jour suivant Morrison était en pleine forme"On a mis presque un jour entier a installer le studio" disait Rothchild a BAM en 1981"Parce que c'était un morceau trés complexe a enregistrer,quand on a enfin reussi a commencer,c'était le truc le plus impressionnant que j'ai jamais vu dans un studio.C'est rester un des plus grand moments musicaux de ma vie.La bande tournait depuis six minutes et quand je me suis tourné vers Bruce(Botnick)et je lui ai dit"tu comprends ce qui se passe ici?C'est un des moments les plus importants dans l'histoire du Rock'n'Roll enregistré'.Quand ils ont fini,j'avais la chair de poule de la tête aux pieds.C'était magique.Je suis allé dans le studio et je le leur ai dit et puis je leur ai demandé de le refaire,pour être sûr.Ils ont recommencer et c'était tout aussi superbe.Apres Ray m'a dit 'je ne crois pas qu'on peut faire mieux'.Je lui ai répondu 'pas besoin,avec ses deux prises on a un des meilleurs masters de toute ma carriere'.En fin de compte on a utilisé le début de la premiére prise et la fin de la seconde".
L'enregistrement de 'The end' était un triomphe mais c'était aussi une expérience affective difficile pour Morrison.Aprés ces séances pour des raisons inconnues,il est revenu aux Sunset Sound Recording Studio pendant la nuit et il a arrosé le studio ou ils avaient enregistrer avec un extincteur.
Billy James se trouvait dans le groupe qui a découvert l'état des lieux le matin suivant"C'était vraiment déconcertant.Il était facile de voir ce qui s'était passé et c'était triste.Mais ça ne m'a pas surpris de voir ce côté de Jim...Je ne savais jamais exactement a quoi m'attendre avec lui,mais ses extrémes ne me surprenaient jamais".
Bien des phrases et images de 'The end' sont restées tout aussi énigmatiques que Morrison les a chantées la premiére fois mais Harvey Kubernik,natif de Los Angeles,poéte,journaliste et producteur de disques peut éclairer un aspect du puzzle.Kubernick était un adolescent mordu des Doors au moment ou leur premier album est sorti et par la suite il a donné des conférences sur la poésie de Jim Morrison et il a souvent collaboré avec Ray Manzarek sur plusieurs projets de disques depuis 2o ans.Kubernick ne sais pas ou se trouve le "ancient lake"(lac ancien) mais il peut expliquer le "blue bus"(bus bleu)."A cette époque on avait tous un sentiment de fierté régionale quand on entendait Jim Morrison dire "Meet me at the back of the blue bus"(rendez-vous au fond du bus bleu).On savait que le bus bleu c'était celui qui descendait Pico Boulevard,le bus qui nous emmenait à la plage pour pas cherJe crois que c'était le numéro 7.On était des jeunes fans de la musique des Doors et on ne parlait pas beaucoup de Freud ou d'Oedipe mais quand Jim parlait du bus bleu ça nous plaisait beaucoup."










mercredi 11 janvier 2012

I looked at you/album the Doors

'I looked at you' est le morceau le plus léger sur le premier album des Doors: une chanson d'amour simple et entrainante.Mais même dans ce qui semble a premiere vue un air pop plein de soleil,Morrison est arrivé a introduire un coté inquietant.La chanson égréne un echange de regards,sourires et mots d'amoureux,tout comme n'importe quelle chanson d'amour,mais les messages ici sont que les amoureux ne peuvent pas revenir en arriere et que "it's too late"(il est trop tard).Peut-être qu'il est simplement trop tard parce que les amants sont deja profondement amoureux mais la nervosité et la fatigue de la voix de Morrison suggére un 'sous' texte plus sinistre.Ce n'est pas exactement "heureux ensemble".
Le pianiste Jimmy Greenspoon jouait sans arrêt au Sunset Strip en 1966 et 1967 et plus tard a trouvé la célébrité en créant des chansons d'amour traditionnelles et sans remors avec Three Dog Night.Il se souvient que c'était la capacité des Doors a ajouter un aspect plus sombre a la scéne pop qui les rendait différents.
"Au début c'était comme un secret bien gardé....personne ne les a remarqués pendant un certain temps.Mais ils étaient uniques.Leur musique était complétement différente.On n'appelait pas ce qu'ils faisaient 'pop' ou 'psychédélique'.C'était simplement intense et inquietant.Mes groupes jouaient des chansons pop heureuses et roses mais les Doors,eux ,ils étaient plus sombre que tout le monde.
Ray Manzarek a expliqué ça en détail dans une interview de 1968: "On fait de la musique pour les côtés sombre des gens.Il y a beaucoup de groupes qui font des choses sur l'amour et c'est bien mais il ya deux facettes a ce truc.Une face noire et diabolique et une blanche,la face de l'amour,et ce quon essaie de faire c'est d'admettre ça et de le comprendre.'Sensuel' c'est sans doute le mot qui convient le mieux."



mardi 10 janvier 2012

Light my fire/album the Doors

Quand Robby Krieger était devenu un membre des Doors en automne 1965 le groupe avait vite commencer a répéter réguliérement et Manzarek et Morrison cherchaient des chansons originales.Pendant une répétition en décembre 1965,Ray a expliqué que les quatres Doors devraient chacun essayer d'écrire des chansons pour le groupe et Jim avait ajouté que les paroles devraient être en relation avec les éléments: la terre,l'eau,l'air et le feu.L'idée était bonne et début 1966 Robby Krieger est arrivé à une répétition avec les paroles de la toute premiére chanson qu'il avait écrite de sa vie: light my fire.
Plus tard Krieger a expliqué aux journalistes James Riordan et Jerry Prochnicky: "Je n'avais jamais pensé à écrire jusqu'a ce qu'un jour Ray dise 'Hé les gars on a besoin de chansons!Tout le monde écrivez quelque chose'.Alors je suis rentré chez moi et j'ai écrit 'Light my fire' et 'Love me two times'.C'est les deux premieres chansons que j'ai écrites.Ca m'a pris à peu prés une heure".
Les paroles de Robby étaient presque finies quand il les avait montrées au reste du groupe mais il lui manquait une rime pour le second couplet.C'est Morrison qui a ajouté une touche poétique sombre à la chanson d'amour optimiste de Krieger en faisant rimer"...wallow in the mire"(se vautrer dans la boue) avec"funeral pyre"(bucher funéraire).Le producteur Paul Rotchild avait dit plus tard à Morrison que c'était la seule partie de la chanson qu'il n'aimait pas,sans savoir que c'était le couplet auquel Morrison avait contribué.

Light my fire est vite devenu un fardeau pour les Doors.Quand le groupe a évolué musicalement et quand Jim Morrison s'est enfoncé dans un territoire lyrique de plus en pplus profond et sombre,c'était frustrant pour eux d'être accueillis par les cris des fans qui réclamainnt 'Light my fire' à tous leurs concerts.
"Je pense qu'a un certain moment on est exactement en harmonie avec son public et puis on change tous les deux et il faut s'en rendre compte tous les deux"expliquait Morrison dans une interview en 1971 pour Rolling Stone avec Ben Fong-Torres."C'est pas qu'on dépasse son public,il faut que le public passe a autre chose".
Les Doors n'ont jamais abandonné' Light my fire' mais ils ont répondu à son succés en réinvenatnt sans cesse cette chanson en concert,en ne la jouant jamais deux fois de la même façon et laissant les sections de solo devenir de véritables explorations.Morrison a même commencer à tempérer les sentiments pop de la mélodie en entonant son macabre'Graveyard Poem' au milieu.
Le 1er décembre 1970,à la fin d'un concert à la Warehouse de la Nouvelle Orléans,'Light my fire' était la derniére chanson que les Doors ont joué tous les quatre et la derniere chanson que Jim Morrison a chanté sur scéne.



dimanche 8 janvier 2012

Break on through/album the Doors

Les paroles de 'Break on through' venaient des carnets que Morisson remplissait quand il vivait a Venice durant l'été 1965.A cette époque,il voulait arriver à des niveaux de conscience plus élevés,plus profonds.Il s'était inspiré du livre d'Aldous Huxley, The Doors of Perception,dans lequel l'auteur décrit ses tentatives pour intensifier ses perceptions intellectuelles en utilisant la mescaline.Jim était fasciné par l'idée de libérer son esprit du monde de tout les jours et de le laisser errer dans le royaume de la magie et du mysticisme.
En tant que jeune écrivain inspiré,Morisson recherchait sans doute une grand langue de l'esprit mais ses meilleures paroles venaient souvent d'expériences insignifiantes et bien réelles: "J'ai écrit'Break on through' un matin,autour des canaux(de Venice) explique t-il "Je traversais un pont.On peut dire que c'est à propos d'une fille,une fille que je connaissais à l'époque".
En 1967,Ray explique que" il y a les choses qu'on connait,et les choses qu'on ne connait pas....et entre les deux,il y a les Doors.C'est nous.L'enfer est bien plus fascinant que le paradis.Pour réaliser toutes les facettes de son être il faut 'break on through to the other side'(passer de l'autre côté).
Malgré l'invitation de la chanson a l'abandon il avait fallu calmer les paroles avant de pouvoir sortir la chanson sur un single.Au début Morrison hurlait 'She gets high'(elle se shoote)quatre fois au milieu de la chanson mais Elektra pensait que toute référence directe a la drogue fermerait les portes des ondes radio au single...Il avait donc fallu changer la section en 'She gets'(elle prend) répété quatre fois,suivi par un gémissement de Morrison(dans les concerts par la suite,les Doors ont conservé le 'She get' édité mais le gémissement devenait souvent un 'high' emphatique).
'Break on through' n'a pas rendu les Doors célébres dans le pays du jour au lendemain mais leur réputation monta en fléche à L.A.
Len Fagan est maintenant directeur des spectacles au Coconut Teaser,un club de rock connu a L.A mais en 1967,il faisait partie d'un groupe nommé Spontaneous Combustion.Les Doors passaient en premiére partie d'un de leurs concerts au Cheetah,sur le Santa Monica Pier.

"On était au programme avant qu'ils percent"se souvient t- il "mais a la date du concert,'Break on through' passait a la radio et ils étaient assez connus.C'était l'heure pour les Doors de monter en scéne et le promoteur est venu nous voir et nous a dit 'Les gars montez tout de suite , les Doors ne sont pas prets'.On n'étaient pas trés contents alors il a amené Ray et Robby.On leur a dit 'Ya un probléme?' et j'oublierai jamais la réponse de Ray 'Jim s'est perdu'.On pensait encore que c'était un coup monté mais quand on a vu Jim,c'est vrai qu'il avait l'air perdu et qu'il avait pas l'air prêt a monter en scéne.On a joué et puis les Doors sont montés et ils ont fait un super concert complétement dingue...je crois que Jim est tombé de la scéne ce soir la.Un ou deux mois plus tard,ils étaient super connus et on étaient plus que contents d'avoir jouer en premiere partie".



vendredi 6 janvier 2012

Twentieth century fox(une garce du vingtieme siécle)/album the Doors

Le titre de cette chanson est un jeu de mots sur le nom de la célébre compagnie cinématographique et sur le sens argotique de "fox"(renard)qui désigne alors une jeune personne trés exitante et extravertie sexuellement.
Alors que la plupart des chansons du premier album des Doors exploraient des images intemporelles et presque universelles: :feu,mort,ténébres,routes et serpents,Twentieth century fox offrait une vision baignée de néon de la décadence américaine de l'instant.
En fait le rythme pop accrochant de cette chanson vient en partie de l'une des nombreuses innovations astucieuses de Paul Rothchild pendant l'enregistrement de l'album The Doors.Pour ajouter du punch au rythme de la chanson,il a enregistré les membres du groupe en train de frapper des pieds en cadence sur une estrade de bois.On le remarque bien pendant les refrains,le solo de guitare et les deux gros coups de batterie entre "She's a ....." et "Twentieh century fox".
P.Rothchild explique dans une interview de 1981 pour BAM:"On dirait une armée allemande en miniature...Je venais juste de finir un disque de flamenco ou j'avais utilisé une idée similaire.Je pensais que ca serait super de le faire sur un disque de rock."
La poétesse Linda Albertano qui a rencontré les Doors quand ils faisaient circuler leur démo et qui les avait applaudis aux premiers concerts chez Gazzani s'occupe aujourd'hui du bâtiment de Venice ou vivait Morrison quand il écrivait sur le toit.Il s'appelle maintenant The Morrison.
Elle explique quant a elle: "Twentieth century fox est parfaitement régional.........Jim avait une virilité magnétique de panthére et cétait un choc agréable d'en faire l'expérience mais je crois que c'était ses paroles qui accrochaient vraiment les gens aux premiers concerts.Los Angeles coulait dans ses veines et comme nous tous,il la considérait comme une ville condamnée.On savait exactement de quoi il parlait dans Twentieth century fox:la culture de la jeunesse et l'attraction de L.A.C'est la même chose aujourd'hui: les jeunes sont attirés par Hollywood et leur exitation d'être là exite les gens qui sont prets a les consommer.
Twentieh century fox c'est de la viande fraiche,si on peut dire, qui entre dans l'abattoir avec le sourire."






End of the night/album the Doors

Le titre et l'idée générale de la chanson venaient d'un roman que Jim Morrison avait lu,Voyage au bout de la nuit,de l'auteur français Louis Ferdinand Céline(1894-1961).
Les personnages des romans de Céline sont sans cesse écrasés par des vagues de désespoir mêlé d'apathie et ses romans presentent le monde de maniére sombre et execcivement pessimiste.On en retrouve un paralléle dans la vie personnelle de Céline : il était sujet a des rages presque psychotiques et à des accés de folie.
En 1944,on a accusé Céline de collaborer avec les Nazis et il a fui son pays pour aller d'abord en Allemagne puis au Danemark.En 1950,un tribunal français l'a condamné en son absence a un an de prison et,bien que considéré comme une disgrâce nationale,il est revenu en France aprés avoir été amnistié l'année suivante.Ce pardon n'a pas changé son opinion du monde:ses romans suivants sont encore plus follement misanthropes que les précédents.
Céline était un modéle peu ordinaire mais son style unique,ses puissantes images et sa philosophie aigrie avaient sans doute impressionné Morrison.
Morrison a commencé sa chanson en changeant le mot voyage de "Journey" en "trip"(qui avait des connotations de drogue),le titre était "take the trip to the end of the road".Mais quand les Doors ont commencé à enregistrer cette chanson,Morrison pensait que le mot "trip" avait été trop utilisé et était devenu banal.Il s'est alors tourné vers l'une des nombreuses images de "route" qu'il allait si souvent utilisé avec d'excellents resultats et la chanson est devenue " take the highway to the end of the night".
Les paroles de End of the night font partie des premiéres que Morrison a composé dans ses carnets de Venice.C'était l'une des six chansons sur la bande démo que les Doors avaient enregistrer avant l'arrivée de Robby dans le groupe.



The crystal ship/album the Doors

La nature mystérieuse et énigmatique de cette chanson a donné l'habitude a ceux qui écoutent les Doors de rechercher leur propre intérprétation de la poésie de Morrison."C'est sur la méthédrine,non?demande Kim Fowley qui avait beaucoup apprecié cette chanson quand il était allé a son premier concert des Doors chez Ciro ,un club de Los Angeles en avril 1967."Le bon vieux speed,c'était la drogue préférée du Sunset Strip a cette époque.
En fait Morrison avait composé cette chanson bien avant le premier concert des Doors au Strip et l'origine des paroles remonte au mariage d'inspirations terre a terre et complexes : la fin d'une relation amoureuse et la mythologie celte.
En partant du fait qu'il venait de quitter une de ses nombreuses petites amies de l'epoque,Morrison a dramatisé le plaidoyer douloureux de la chanson,qui demande "another kiss"(un autre baiser) avec une image unifiante empruntée a la légende du héros irlandais Connla.
Dans le Book of the Dun Cow,un ouvrage ancien,le héros était séduit par une déesse qui l'emportait vers"the earthly paradise beyond the sea"(le paradis terrestre au dela des mers)dans un bateau magique en cristal,qui lisait les pensées de son pilote et qui pouvait voler sur l'eau ou sur les terres.

Quoi qu'il en soit l'allusion faite ds la chanson n'est pas passée inapercue"Je me souviens d'avoir parler littérature avec jim"explique la journaliste Patricia Kennealy,qui avait rencontrer le chanteur pour la premiére fois durant une interview en janvier 1969 et avec qui elle s'était mariée durant une cérémonie paienne celte en juin 1970"Je me suis vite rendue compte que c'était quelqu'un de trés érudit.On a parler de l'origine celte du motif utilisé dans Crystal Ship et ça ma vraiment épatée qu'il connaisse tout ça parce que c'est une légende assez obscure".

Un vers du dernier couplet de la chanson disait au départ"a thousand girls,a thousand pills"(mille filles,mille pilules) mais avant l'enregistrement,il avait été modifié:"a thousand girls,a thouand thrills"(mille filles,milles jouissances) et malgré le ton assez sombre de la chanson les derniers mots("when we get back,i'll drop a line"(a notre retour j'écrirais un mot))sont une étincelle de l'ironie de Morrison qui était si souvent oubliée.




The Doors:composition et discographie du groupe

Composition du groupe : Jim Morrison : Chant                                                                                                                                        Ray Manzarek : Orgue
                                      Robby Krieger : Guitare
                                      John Densmore : Batterie



Albums:  The Doors (1967)
              Strange days (1967)
              Waiting for the sun (1968)
              The soft parade (1969)
              Morrison hotel (1970)
              Absolutely live (1970)
              L.A woman (1971)