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lundi 29 avril 2013

Blue sunday,album Morrison hotel

Immédiatement aprés 'Peace frog'(le morceau le plus vif et frappant de Morrison hotel)arrive la chanson la plus inconséquente de tout l'album.'Blue sunday' n'est rien de plus qu'une suite romantique de mots doux,avec Jim qui roucoule même des "la la la".
Placée presque comme un coda de 'Peace frog' ,la chanson est renforcée par cette juxtaposition discordante mais c'est tout simplement de la musique d'ambiance pour amoureux.Heureusement les Doors étaient capables de créer une musique d'ambiance exceptionnelle et entre la facture experte de John densmore a la batterie,les volutes paresseuses de Robby krieger a la guitare,les accords délicats de Ray et la déclamation de Jim,'Blue sunday' nous offre quelques moments évocateurs et doux dans un album plein de voyages plus fous.
Encore une fois,même avec les paroles minimalistes de cette chanson,Morrison arrive a créer le mystére.Un 'Blue sunday' c'est un dimanche de ciel bleu parfait ou un dimanche de tristesse?Les accords mineurs et la mélodie plaintive suggérent la derniére interprétation mais l'affirmation de Jim selon laquelle sa petite amie représente tout pour lui suggérait des sentiments plus chauds.
Il se peut que Jim ait voulu que la chanson soit les deux a la fois:sa relation tumultueuse avec Pam courson était tout aussi douloureuse que tendre,tout aussi distante que fervente.

mercredi 24 avril 2013

Peace frog,album Morrison hotel

'Peace frog' est mémorable parmi les chansons des Doors a cause de son titre absolument ridicule(certains diraient peut-être charitablement "mignon").Morrison etait lui-même prêt a l'admettre pendant les concerts :"drôle de nom pour une chanson,non? disait-il au public.Mais la chanson elle-même est loin d'être bête.C'est une des créations politiques de Morrison,qui fait un commentaire sur les troubles civils en Amérique durant la fin des années soixante:le moment du "sang dans les rues" est peut-être une référence a la Convention Démocratique de 1968 a Chicago,ou les policiers de Daley,le maire,ont frappé les manifestants qui avaient osé faire entendre leur voix.
Cette chanson faisait partie des cinq de Morrison hotel à être attribuées à Morrison/Krieger .'Peace frog' est un bon exemple de la maniére dont les paroles de Jim et la musique de Robby pouvaient être mis au point séparement puis rassemblées pour créer une chanson qui dépassait ce que chacun d'entre eux avait imaginé.
Krieger s'etait peut-être rendu compte que les Doors aimaient s'éclater et produisaient de la musique percutante a base de blues,et qu'ils apprécieraient peut-être de s'essayer au white funk.C'est lui qui a trouvé le rythme bien particulier soul-funk a la guitare qui sous-tend la chanson.Le style de la guitare a inspiré John,qui a mis au point une sorte de rythme danse funk disco avant la lettre,et Ray qui a ecrit des partitions d'orgue vraiment ingénieuses.
Ensemble le trio a affiné la section principale de la chanson et a même mis au point un volte-face dramatique avec le rythme en retrait et la musique qui enfle.Il y avait une place pour un solo fou de Robby et pour une section calme trompeuse juste avant le dernier feu d'artifice a la fin du morceau.La chanson etait presque au point mais Jim avait un trou complet:la musique etait forte mais il ne savait pas quoi en faire au plan des paroles.
Ray,Robby et John étaient trop excités pour laisser le morceau en attente pendant que Jim essayait de trouver les mots qui convenaient alors,avec le bassiste Ray neapolitan,ils ont enregistré cette plage un jour ou Jim était sorti avec son copain Babe hill.
Quand Jim est revenu au studio,Ray a regardé ses carnets et il a immédiatement été frappé par un des poémes épiques de Jim,intitulé Abortions Stories(histoires d'avortements).Le poéme décrivait un pays couvert par des riviéres de sang,un sang qui représentait des bouleversements politiques a grande échelle mais aussi des douleurs personnelles profondes.Ray a découvert que les mots et le rythme du poéme allaient remarquablement bien avec le nouveau morceau et il a suggéré que Jim utilise Abortion Stories pour les paroles.
Mais avant que Jim n'enregistre les paroles le producteur Paul rothchild a suggéré d'intercaler d'autres textes dans le poéme.Jim et lui ont travaillé pour faire de la chanson deux séries de paroles distinctes en une.Les mots du poéme étaient encadrés par de nouveaux mots,comme une incantation en contrepoint("She came...")Ensemble les deux textes créaient l'image d'un monde de chaos et de carnage,qui entrait dans l'avenir en hurlant alors que les individus faisaient de leur mieux pour survivre.
Cette chanson n'était pas explicitement pour ou contre quoi que ce soit mais c'était une série choquante de scénes d'un pays agonisant,au plan affectif et au plan physique.L'idée était encore plus choquante a cause de l'ambiance optimiste de la musique.(Cela vaut peut-être la peine de noter que même si Morrison mettait du sang dans les rues de New haven et de Chicago,ce chanteur qui aimait l'Ouest avait mis un soleil rouge sang au dessus de la "phantastic L.A"(la fantastique L.A)).
Quelques lignes avant la fin de la chanson,Morrison décrit lentement,en peu de mots une image:"Indians scattered on dawn's highway bleeding"(des Indiens éparpillés sur la route de l'aurore,ensanglantés).C'est une référence a un incident de son enfance qu'il considérait cruccial.
Quand Jim avait quatre ans,pendant une excursion familiale en voiture d'Albuquerque a Santa fe,au Nouveau mexique,sa famille avait assisté a un horrible accident:un camion conduit par des Indiens Pueblo s'était renversé sur la route et la plupart de ses occupants étaient éparpillés autour,blessés,ensanglantés et mourants.Cette premiére vision effrayante de la mort et de la tragédie avait terrifié le petit Jim et l'affecta profondément pendant toute sa vie.
Dans ses poémes "Dawn's highway" et "Ghost song",Jim a utilisé des images similaires de 'sang dans les rues' à celles de 'Peace frog' et examinéé plus en détail sa reaction face a cet accident.
"Dawn's highway" et "Ghost song" etaient deux des poemes que Jim enregistra seul en decembre 1970.Les Doors allaient utiliser cet enregistrement pour créer lalbum an American Prayer en 1978.

vendredi 19 avril 2013

You make me real,album Morrison hotel

'You make me real' etait la face A du seul single de Morrison Hotel,sorti apres l'album en mars 1970.
Avec 'Roadhouse blues' en face B,ces deux chansons forment un ensemble parfait.Au plan des paroles,l'admonestation de 'You make me real':"Roll now,baby,roll" n'est pas loin des conseils donnés dans 'Roadhouse blues',"let it roll".Ces deux chansons nous montrent les Doors en pleine forme,dynamiques et tres blues.
'You make me real' permet aussi a Ray Manzareck de retrouver son vieux personnage de Screaming Ray Daniels le temps d'une chanson :comme dans 'Roadhouse' il quitte l'orgue et crée un super son rock en tapant furieusement sur un piano.On remarque aussi John Densmore qui s'éclate complétement a la batterie.Et Robby Krieger raffine encore son art:les parties pincées et compliquées de 'You make me real' sont complétement a côté et d'une élégance précise en même temps.
Même si Jim exprimait maintenant des sentiments bien plus charnels dans ses paroles,il parlait encore de "percer",d'une certaine maniére,en demandant a une amante de lui laisser oublier ses périls et ses problémes jusqu'a ce qu'elle le rende libre et réel.
Il n'est pas difficile d'imaginer ce que cette liberté et cette réalité nécessitent:comment interpréter autrement les mots "let me slide into your tender sunken sea"(laisse moi glisser dans ton tendre océan secret)?
Il est certain que Jim a utilisé sa relation difficile avec Pam Courson comme point de départ pour certaines chansons de Morrison Hotel mais 'You make me real' était peut-être destiné a Patricia Kennealy.
Il l'avait rencontrée a New-York,début 1969,quand elle l'avait interviewé pour le magazine Jazz&Pop.Kennealy fut surprise de découvrir que le "Pig Man of L.A"(le cochon de L.A)était en fait un gentleman courtois,intelligent et extrémement poli,qui ne manquait pas d'humour sur lui-même.
Quant a lui,Jim avait trouvé quelqu'un qui etait prêt a le prendre au sérieux en tant qu'écrivain et être humain.Ils se sont entendus tout de suite et sont vite devenus amants .Leur relation était spirituelle autant qu'amoureuse.
Ils se voyaient aussi souvent que leur emploi du temps le leur permettait et ils se sont mariés dans une cérémonie celte en juin 1970.Il y avait de moins en moins de gens avec qui Jim pouvait être "réel" mais quand il était avec Patricia il pouvait être libre pendant quelques temps.

jeudi 11 avril 2013

Waiting for the sun,album Morrison hotel

Pres de deux ans apres l'album du même nom,les Doors étaient toujours en train de 'Waiting for the sun'(attendre le soleil)mais,enfin cette chanson avait trouver un toit.
On se rend compte a quel point les séances de l'album Waiting for the sun avaient été chaotiques quand on sait que même cette chanson-titre,pourtant bonne,n'avait pas pu être exécutée et enregistrée a temps.Elle avait donc attendu jusqu'a ce que le groupe recherche des idées pour Morrison hotel(Il était un peu trop tôt apres l'album Waiting pour inclure cette chanson dans The soft parade même si pour cet album aussi il manquait des idées vers la fin).
Quand les répétitions  pour Morrison hotel ont commencé tout les membres du groupe étaient contents de la nouvelle approche plus simple de développement des idées et la camaraderie était revenue.
Souvent,les Doors commençaient les répétitions en jouant leurs vieux morceaux favoris comme 'Gloria' ou 'Money' juste pour s'échauffer avant de passer aux chansons plus nouvelles.Le style hard rock des concerts de club du groupe a rassemblé les musiciens et leur a permis de retrouver leur  énergie.Cette énergie était alors dirigée sur les nouvelles chansons qui étaient jouées comme si elles aussi venaient d'un ancien programme de club.
'Waiting for the sun' était une exception dans ces séances:c'était une chanson des "vieux Doors" et elle n'avait pas le même coeur blues-rock que la nouvelle musique de Jim et Robby pendant les répétitions.Mais la chanson était trop bonne pour être jetée et son mélange de mélodie gracieuse et de pouvoir cru la rendait sympa a jouer.
Elle avait deja été modifiée:Morrison au départ avait écrit les paroles pour une mélodie que lui avait donné son copain d'UCLA et cameraman de Feast of friends,Paul Ferrara.Robby krieger avait retravailler la chanson pour la rendre plus adaptée au groupe,détail sur lequel il avait insisté quand Morrison avait suggéré de partager son attribution avec Ferrara.(En fin de compte,c'est le seul nom de Morrison qui est apparu sur l'attribution).La chanson a été encore retravaillée pour Morrison hotel,qui est devenu le seul album sur lequel on trouve des instrumentations exotiques:un peu de synthétiseur pour donner plus de poids au riff trés lourd utilisé comme ponctuation musicale tout au long de la chanson.
La chanson de Jim est une bizarre méditation sur un soleil qui ne semble jamais arriver.C'est la seule chanson de Jim sur l'inaction:la seule chose qui se passe c'est l'attente.Le printemps est arrivé,la saison du ciel bleu,mais toujours rien,rien que l'attente.Un avenir plus riant nous attend si on attend patiemment et si on se contente d'un coup d'oeil plutôt que de rechercher tout le Jardin d'Eden.
On remarque un calme étrange dans la voix de Morrison,mais s'agit-il d'une résignation a l'attente ou d'une totale confiance dans l'avenir?On ne sait pas tres bien combien va durer l'attente et a quel point le soleil brille,mais Morrison fait une de ses confidences les plus mémorables:il dit qu'il vit maintenant "the strangest life"(la vie la plus étrange)qu'il a connue. 

jeudi 4 avril 2013

Roadhouse blues,album Morrison hotel

Les Doors ont décidé de ne pas participer au festival de Woodstock en août 1969 parce que Jim et le reste du groupe ne s'intéressaient plus aux grands concerts en plein air."Je préférais ça quand on essayait de percer et qu'on jouait dans des clubs comme le Whisky et Ondine's et The scene a New York" a déclaré Robby Krieger en 1970."Quand on a commencé a faire de grands concerts,ce n'était  que du show business et je n'aime pas beaucoup ça."
Aprés le festival,Morrison pensait que Woodstock etait une présentation sage d'un esprit révolutionnaire plutôt que l'apparition d'idéaux jeunes."Woodstock,pour moi,c'etait comme un groupe de jeunes parasites nourris a la petite cuillére pendant trois ou quatre jours"a-t-il déclaré a John Toller de Zig Zag en 1970."On aurait dit des victimes et des dupes d'une culture plus qu'autre chose.Bien sur c'est peut-être de l'amertume parce que je n'y étais pas,même pas comme spectateur.Mais une fête libre de la culture jeune,c'est toujours mieux que rien et je suis sur qu'il y a des gens qui sont repartis chez eux avec une sorte de mythe."
Les Doors n'ont pas participé a la fête de la jeunesse de la ferme de Yasgur mais ils ont fait partie d'un grand hommage aux péres du rock au concert Rock 'n' Roll Revival de Toronto en septembre 1969 au Varsity Stadium.Les Doors partageaient l'affiche avec Chuck Berry,Little Richard,Jerry Lee Lewis,Gene Vincent et Fats Domino,entre autres.Un jeune groupe excentrique se produisait également ce jour-là.Son leader était un copain de beuverie de Morrison:Vincent Furnier.Ce groupe s'appelait Alice Cooper.
Le concert était organisé par le parolier/producteur Kim Fowley.Comme les places ne se vendaient pas tres bien,Fowley et les promoteurs ont contacté John Lennon pour voir s'il voulait présenter le concert.Lennon a refusé mais il a proposé de monter un groupe et c'est a Toronto qu'il s'est produit pour la premiére fois avec le Plastic Ono Band ou se trouvaient John,Yoko,Eric Clapton,Klaus Voorman et Alan White.Quand les rumeurs de la participation de Lennon ont commencé a circuler,les 22000 places se sont tres vite vendues.
Les Doors étaient les derniers a monter en scéne et ils ont fait un bon concert.Jim a insisté pour dire au public a quel point il était important pour les Doors de jouer sur une scéne avec tant de légendes du rock.Mais le partage de la scéne est devenu une pomme de discorde."Chuck Berry voulait faire un jam avec les Doors"se souvient Fowley,"mais Jim a refusé parce que Chuck n'avait pas laissé de jeunes jouer avec lui".
Quand les Doors ont joué 'Back Door Man' vers la fin de leur partie,Morrison a fait jouer au groupe le groove blues sur un tempo spécialement lent et dur et il a ajouté de nouvelles paroles qui conseillaient à un conducteur anonyme de garder les yeux sur la route et les mains sur le volant.Le public pensait peut-être entendre des riffs improvisés de Morrison,mais Jim était en train de tester ses derniéres idées.Le public de Toronto avait entendu le premier échantillon de la chanson qui allait bientôt devenir l'une des plus connues des Doors.
Jim Morrison ne s'est jamais acheté de maison mais il avait acheté un petit bungalow pour son amie Pam Courson,sur les collines au dessus de L.A,a Topanga Canyon,quand Pam voulait s'éloigner de la frénésie de Hollywood.Laurel Canyon,ou Jim et Pam avaient habité ensemble,était relié a Hollywood et au Sunset Strip alors que Topanga Canyon,plus reculé,avec son boulevard tortueux,donnait sur le quartier de Malibu Beach de Pacific Coast Highway.
Le canyon de Topanga serpentait jusque dans les montagnes de Santa Monica et son boulevard,avec ses embranchements compliqués,menait a des maisons bien cachées et des villas a flanc de colline.Le style de vie des résidents de ce quartier était trés prés de la terre:un mélange de hippies,d'ermites et de vrais cow-boys de L.A County.
Le bungalow de Pam était situé en haut d'une colline,derriere un petit relais routier,un bar local bien campagnard ou on trouvait de la biere,un juke box et pas grand chose d'autre.Jim a été suffisament inspiré par ce bar pour l'honorer d'une chanson : 'Roadhouse blues''.Les mots du premier couplet venaient des instructions qu'il donnait souvent a Pam quand elle négociait les virages dangereux de Topanga Canyon Boulevard pour arriver a son bungalow.
Le groupe,ensemble,a mis cet air super-dynamique en forme pendant les répétitions(la chanson a fini par être attribuée a 'Morrison/Doors').Pendant l'enregistrement de la chanson au Sunset Sound,le rocker routier a reçu une aide précieuse et inattendue.
Le bassiste Ray Neapolitan,qui avait joué dans la plupart des séances pour Morrison Hotel,était en retard au studio le jour ou 'Roadhouse blues' devait être enregistré..Mais il se trouvait que le légendaire guitariste de blues,Lonnie Mack,était dans les studios,ou il finissait d'enregistrer un de ses morceaux.Quand Bill Siddons,le manager des Doors,lui demanda d'essayer de trouver une basse pour les Doors,Mack accepta.
Mack et John Densmore ont travaillé ensemble pour créer le rythme blues-rock qui sous-tend la chanson et trés rapidement,'Roadhouse blues' fut enregistrée a la satisfaction générale.Paul Rothchild ayant suggéré que de l'harmonica blues accompagnerait trés bien les paroles,Morrison enregistra quelque chose sur une piste séparée.Mais le groupe n'était pas totalement satisfait de la technique de Morrison,et Robby,qui était plus expérimenté a l'harmonica,aller essayer de faire mieux,quand Rothchild suggéra que John Sebastian,ancien membre de Lovin' Spoonful,serait parfait pour ajouter la partie d'harmonica.Sebastian arriva plus tard ce soir la et enregistra le morceau mais il pensait qu'en termes d'image,lui et les Doors n'iraient pas bien ensemble.
Quand Morrison Hotel est sorti,le morceau d'harmonica de Sebastian était attribué a un fictif "G Puglese".Cette chanson est devenu un des morceaux d'ouverture préférés des concerts des Doors.
'Roadhouse blues' continue d'être si longtemps aprés une classique chanson rock.Mais les fans qui trouvent génial le crédo de "beer-for-breakfast"(biére pour le petit déjeuner)que recommandait Jim ratent une partie de la profondeur du parolier.
C'est vrai que Jim buvait et qu'il trouvait dans l'alcool un répit dans son rôle de Roi Lézard.Mais l'image de Jim comme monstre de fête chauffé a l'alcool,incapable de prononcer plus qu'un toast amusant,est loin de la vérité.Même quand Morrison allait au bistrot pour s'éclater,ses paroles contenaient une bonne mesure de sagesse sombre,qui nous rappelle qu'on ne peut pas prévoir l'avenir et que la fin est toujours plus proche qu'on voudrait le croire.(Tout ça ne veut pas dire que Morrison ne buvait pas de biére au petit déjeuner.Dans son livre Strange days Patricia Kennealy Morrison raconte qu'elle a vu Jim boire une biére fraiche au saut du lit.Cela l'a fait réfléchir:"Et moi qui croyais que c'était seulement une chanson,comme je suis bête".)
Malgré tout,Kennealy pense que l'accent mis sur l'alcoolisme et la vie sexuelle de Jim a trop facilement permis d'oublier ses talents."Certains préférent penser que Jim était un ivrogne fou et un idiot total.Mais écoutez sa musique.Il ne pouvait être autre chose qu'intelligent.D'ou seraient venues les chansons autrement?C'est insulter son travail de penser que Jim était simplement un type qui baisait tout ce qui bougeait et qui se saoulait la gueule sans arrêt.Ecoutez sa musique."